top of page
Rechercher

Saison 2026 : ce que nous retenons, ce qui nous attend en 2027

il y a 4 heures
6 min de lecture

La lettre du Gigi Rolandi, Président du Comité International de la Méditerranée.




La saison méditerranéenne 2026 s'est refermée mi-octobre à Viareggio, avec le Raduno Vele Storiche. De Barcelone à Palma et Mahón, de Porquerolles à Cannes et Saint-Tropez — où nous avons remis les prix du Trophée CIM —, d'Argentario, Imperia et Sanremo jusqu'au golfe de Trieste, Venise et Ravenne, et à la Toscane, le calendrier a été dense et de grande qualité. Pour le CIM, ce n'était pas une saison comme les autres : c'était celle de notre centenaire. Je tiens avant tout à remercier les armateurs, les équipages, les clubs organisateurs et les nombreux bénévoles qui l'ont rendue possible, dans tous les pays du circuit. Je félicite aussi Hallowe'en, Eugenia V, Ojala II, Rowdy et Varuna VII, vainqueurs des cinq classes de référence du Trophée CIM 2026. Cette saison a également été marquée par la disparition de Carlo Borlenghi, dont les photographies ont tant fait pour faire connaître la voile classique.


Avant de tirer des conclusions, je préfère regarder les faits. Ils sont plutôt encourageants. Les grandes épreuves ont confirmé leur attractivité. À Cannes, la 48e édition des Régates Royales a réuni plus de 130 bateaux sur trois ronds de course, avec près de 80 bénévoles. Jérôme Nutte, Principal Race Officer des Régates Royales et membre de notre Conseil d'administration, résume bien la tendance : des flottes plus homogènes, un niveau sportif en nette hausse et des bateaux présentés dans un état remarquable. Je partage ce constat, qui témoigne de l'investissement considérable des armateurs et de leurs équipes.


Jérôme Nutte relève aussi un point que je crois essentiel : cette montée en gamme s'accompagne d'attentes plus fortes envers l'organisation — qualité des parcours, logistique, services. C'est un défi pour les clubs, mais aussi le signe d'une communauté mature. J'ajouterais que derrière chaque inscription, il y a un armateur qui a préparé son bateau, obtenu son certificat, constitué un équipage et, souvent, effectué un convoyage de plusieurs centaines de milles. Nous devons en tenir compte dans chacune de nos décisions.


Compétition et patrimoine


La hausse du niveau sportif est une bonne nouvelle, mais elle ne doit pas nous faire oublier l'essentiel. Nos bateaux, souvent centenaires, doivent être courus avec rigueur, mais aussi avec le respect de ce qu'ils représentent. Préserver et naviguer vont ensemble, et l'un ne doit pas se faire au détriment de l'autre.


La jauge : équité et transparence


La crédibilité de la jauge CIM reste notre première responsabilité. La Commission de Jauge a travaillé tout au long de l'année, à l'écoute des propriétaires, pour la faire évoluer de manière pragmatique. L'objectif est que les résultats reflètent avant tout la préparation des bateaux, la qualité des équipages et les choix faits sur l'eau. Mais une règle équitable doit aussi être compréhensible : les armateurs doivent pouvoir comprendre non seulement leur rating, mais aussi les critères qui y ont conduit, en particulier pour les coefficients d'originalité. La numérisation des certificats et des données techniques, que nous poursuivons, va dans ce sens.


Les outils et la décision


Jérôme Nutte a eu une formule que je fais volontiers mienne : la technologie aide à décider, mais la responsabilité reste humaine. Prévisions météo plus précises, suivi GPS, bouées géostationnaires, briefings quotidiens aux concurrents : la direction de course a beaucoup changé. Mais les outils fournissent des données ; ce sont toujours des personnes qui les interprètent et qui décident. C'est vrai sur le bateau comité, et c'est vrai pour la jauge. Dans la recherche comme dans la voile, il faut mesurer, vérifier et, si nécessaire, corriger.


Le circuit 2027


Deux chantiers me paraissent prioritaires. Le premier est l'harmonisation : les armateurs passent d'un pays à l'autre et doivent retrouver partout des règles, des documents de course et des procédures cohérents. Le second est le calendrier : nos manifestations sont remarquables, mais elles doivent progressivement former un véritable circuit, cohérent sur le plan géographique et temporel, pensé aussi du point de vue de ceux qui convoient les bateaux. Cela suppose un dialogue plus étroit entre organisateurs, que le CIM entend favoriser. Cependant, ces changements prennent du temps. Nous travaillons actuellement sur le calendrier 2028 ; celui de 2027 est déjà entièrement défini.


Nous avons aussi commencé à mieux raconter ce que nous faisons, avec une lettre d'information mensuelle, un site plus actif et une présence renforcée sur les réseaux sociaux. Ce n'est qu'un début, et nous ne voulons pas publier seulement des résultats, mais aussi les histoires des bateaux et des personnes qui les font naviguer.

Je préfère ne pas faire de promesses trop ambitieuses : une réputation se construit saison après saison. Mais j'aimerais qu'en 2027 nous voyions davantage de jeunes à bord, et que le CIM soit toujours plus une organisation au service des armateurs.


Nous ne sommes, pour un temps, que les dépositaires de ces bateaux. Notre responsabilité est de les transmettre en bon état, et toujours en navigation. Rendez-vous sur l'eau en 2027.



The 2026 season: what we take from it, and what lies ahead in 2027


Gigi Rolandi, President of the Comité International de la Méditerranée



The 2026 Mediterranean season closed in mid-October in Viareggio, with the Raduno Vele Storiche. From Barcelona to Palma and Mahón, from Porquerolles to Cannes and Saint-Tropez — where we presented the CIM Trophy awards — and from Argentario, Imperia and Sanremo to the Gulf of Trieste, Venice, Ravenna and Tuscany, the calendar was full and of high quality. For the CIM, this was not a season like any other: it was our centenary year. First of all, I want to thank the owners, crews, organising clubs and the many volunteers who made it possible, in every country of the circuit. I also congratulate Hallowe'en, Eugenia V, Ojala II, Rowdy and Varuna VII, winners of the five reference classes of the 2026 CIM Trophy. This season was also marked by the loss of Carlo Borlenghi, whose photographs did so much to bring classic sailing to a wider public.


Before drawing conclusions, I prefer to look at the facts. They are rather encouraging. The major events confirmed their appeal. In Cannes, the 48th Régates Royales brought together more than 130 yachts on three race courses, with nearly 80 volunteers. Jérôme Nutte, Principal Race Officer of the Régates Royales and a member of our Board of Directors, sums up the trend well: more homogeneous fleets, a clear rise in the sporting level, and yachts presented in remarkable condition. I share that assessment. It reflects the considerable investment of owners and their teams.


Jérôme Nutte also points to something I consider essential: this step up in quality comes with higher expectations of the organisation — the quality of the courses, logistics, services. It is a challenge for the clubs, but also the sign of a mature community. I would add that behind every entry there is an owner who has prepared the boat, obtained a certificate, put together a crew and, often, made a delivery passage of several hundred miles. We must keep this in mind in every decision we take.


Competition and heritage


The rising sporting level is good news, but it must not make us lose sight of what matters most. Our yachts, many of them a century old, should be raced with rigour, but also with respect for what they represent. Preserving and sailing go together, and one must not come at the expense of the other.


The rating: fairness and transparency


The credibility of the CIM rating remains our first responsibility. The Rating Committee has worked throughout the year, listening to owners, to develop it in a pragmatic way. The aim is for results to reflect above all the preparation of the boats, the quality of the crews and the choices made on the water. But a fair rule must also be understandable: owners should be able to understand not only their rating, but also the criteria behind it, particularly for the originality coefficients. The digitalisation of certificates and technical data, which we are continuing, goes in that direction.


Tools and decisions


Jérôme Nutte put it in words I am happy to make my own: technology helps us decide, but the responsibility remains human. More accurate weather forecasts, GPS tracking, geostationary buoys, daily briefings for competitors: race management has changed a great deal. But tools provide data; it is still people who interpret them and decide. That is true on the committee boat, and it is true for the rating. In research as in sailing, we have to measure, verify and, when necessary, correct.


The 2027 circuit


Two priorities stand out. The first is harmonisation: owners sail from one country to another and should find consistent rules, race documents and procedures wherever they go. The second is the calendar: our events are remarkable, but they must gradually form a genuine circuit, coherent in both geography and timing, and designed with those who deliver the boats in mind. This requires closer dialogue between organisers, which the CIM intends to encourage. However, these changes take time. We are currently working on the 2028 calendar; the 2027 calendar is already fully set.


We have also begun to tell our story better, with a monthly newsletter, a more active website and a stronger presence on social media. This is only a beginning, and we do not want to publish results alone, but also the stories of the boats and the people who sail them.


I prefer not to make overly ambitious promises: a reputation is built season after season. But I would like to see more young people on board in 2027, and a CIM that is ever more an organisation at the service of its owners.

We are, for a time, only the custodians of these yachts. Our responsibility is to hand them on in good condition, and still sailing. See you on the water in 2027.




 
 
 

Commentaires


Abonnez-vous à la newsletter
  • Instagram
  • Facebook
  • LinkedIn

CIM

© 2026 zen-studio  |  Photos

bottom of page